En amour

J’aime l’Amour dit la femme
J’aime la Femme répond l’homme

J’ai mis ma tête dans ton cœur
et ouvert les portes du désir

Crevons la panse de l’amour
que la semence répandue
féconde les trous noirs
vie atemporelle où
jaillissent des nénuphars blancs
à la musique diaphane
au parfum hypnotique

Laisse le temps de la volupté
me remplir
et déborder dans tes rêves

Pénétrer
dans le nombril de cette terre
qui est tienne
me ramasser en boule
hurler dans cet autre ailleurs
fissurer les certitudes
laisser la lumière m’asperger
frissonner
écouler le trop plein en larmes d’argent
me baigner dans la rosée de la nuit de lune pleine
éclore une fois encore
à la Vie
enamourée